CHOSE SAUVAGE XXX : L’Allégorie Médiatique
Le Narratif des Médias en tant que Réalité par Procuration
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Les DIPLOMATES sont conscients que les médias sont les créateurs de l’opinion publique. Ils constituent l’environnement dont la pression déclenche la combativité, la soumission ou le silence.
Les DIPLOMATES soulignent que la mécanique médiatique représente un des principaux moteurs de l’industrie du consentement.
Les DIPLOMATES remarquent que le traitement journalistique fait mine de constater ce qu’il contribue largement à mettre en scène.
Les DIPLOMATES se gardent bien de prendre parti mais souhaitent du même souffle que tous les faits soient disponibles afin que le citoyen se fasse une opinion éclairée sur la réalité qui le baigne.
Les DIPLOMATES, en cela, demeurent les défenseurs de la méthode scientifique appliquée aux sciences sociales.
Les DIPLOMATES se demandent si l’info divertissement, le mélange des genres, l’hyper commercialisation, le rabâchement en boucle du même contenu et la surenchère auto suffisante ne seraient-ils pas en train de distortionner notre vision du monde et discréditer les messagers?
Les DIPLOMATES se demandent si la presse et les médias électroniques ont perdu de vue leur mission d’être les chiens de garde des citoyens et de la démocratie contre les abus des trois pouvoirs traditionnels: législatif, exécutif et judiciaire. Sont-ils encore la voix des sans voix ?
Les DIPLOMATES observent qu’il devient de plus en plus difficile de justifier l’investissement de sommes importantes pour produire une information rigoureuse et voient s’établir une concurrence basée sur la frivolité ou, pire encore, sur l’insulte. Pouvons-nous accepter la marchandisation de la nouvelle sans brader les principes qui justifient l’existence de la profession journalistique.
Les DIPLOMATES soulignent la disparition d’une tradition rigoureuse du journalisme au dépend d’une information gouvernée par l’industrie du divertissement.
Les DIPLOMATES se demandent si les médias sous cette tendance lourde participent finalement à l’érosion du processus démocratique et au désintéressement des électeurs à la chose politique.
Les DIPLOMATES observent qu’une tranche importante de la population délaisse l’exigeant processus démocratique pour plutôt choisir de vivre par procuration, en aspirant aux modèles glamourisés qui nous sont imposés à grands coups de bâtons médiatiques.
Les DIPLOMATES soulignent que nous sommes noyés de divertissement clinquants alors qu’il faut trimer dur pour s’informer. Par contre, les dernières frasques de nos vedettes cartonnent et fascinent. Les citoyens demeurent vaguement conscient qu’on leur cache des choses. On oscille entre le droit de savoir et la fascination mordibe pour l’écrapou virtuel !
CITATIONS ÉCLAIRANTES
"Notre travail est de donner aux gens non pas ce qu’ils veulent, mais ce que nous décidons qu’ils doivent avoir." – Richard Salant, ex-président de CBS News
« Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. » – Nicholas Murray Butler
"La liberté est une peau de chagrin qui rétrécit au lavage de cerveau." – Henri Jeanson
« Seuls les plus petits secrets ont besoin d’être protégés. Les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. » – Marshall McLuhan
La dictature, c'est 'ferme ta gueule' ; la démocratie, c'est 'cause toujours' - Jean-Louis Barrault
« Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés. » - David Rockefeller

Gouverner, c’est faire croire. – Nicolas Machiavel





